Les propositions de Besoin d’ Aire pour développer une économie plus verte

Le MEDEF a rendu publique, sous la direction de Laurence Parisot et au nom de tous les entrepreneurs de France, sa plateforme de propositions sous la forme d’un livre numérique www.besoindaire.com dans le cadre de la campagne présidentielle. Voici quelques extraits sur l’un des thèmes centraux de Rio+20 : l’économie verte.

« Nous aspirons tous à plus de croissance mais nous n’acceptons plus que la croissance d’aujourd’hui se fasse au détriment de celle de demain. Pas de stratégie compétitive sans prise en compte du développement durable ! Comment produire et consommer, en qualité et en quantité, dans un monde qui comptera 9 milliards d’êtres humains en 2050 ? Les entreprises fournissent des réponses toujours plus innovantes à cette gageure. La raréfaction des ressources appelle à produire et à consommer « autrement » et à privilégier des services et des fonctionnalités plutôt que des produits physiques. Les entreprises industrielles ont œuvré pour diminuer la consommation de matières premières, en réponse à des considérations liées tant aux coûts qu’aux performances. »

PRESERVER LA BIODIVERSITE
« Pour enrayer la spirale destructrice actuelle, nous devons identifier, maîtriser et compenser les impacts des entreprises. Tous les secteurs sont concernés. (…) C’est une richesse inappréciable sans compter qu’elle inspire l’homme dans sa créativité, lui rend des services vitaux, et s’avère source d’activité et d’emplois. »

PENSER L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
« L’efficacité énergétique fait partie des priorités. Elle permet d’agir sur les habitudes de consommation, les processus de production, les modes d’organisation du secteur tertiaire, les infrastructures et contribue à la sécurité d’approvisionnement. Elle favorise la réduction de l’effet de serre et l’amélioration de la qualité de l’air. Elle est génératrice d’emplois souvent non délocalisables, en particulier dans le bâtiment et le secteur de l’énergie. »

ADOPTER UN MIX ÉNERGÉTIQUE EFFICACE
« Le Medef demande que la montée en puissance de ces filières (énergies renouvelables) soit soutenue par un effort public particulier : soutien aux activités de recherche et de développement, simplification de la réglementation, crédit d’impôt spécifique. A titre d’exemple, avec une zone maritime de 10 millions de km², la France dispose d’un potentiel très important pour développer une filière compétitive utilisant les différentes formes d’énergies marines renouvelables (EMR), en misant sur de nouveaux développements technologiques performants : éolien offshore, courant, houle, énergie thermique des mers, biomasse. »

DÉCARBONER L’ÉCONOMIE
« Le Medef entend sensibiliser les entreprises pour continuer à décarboner notre économie. Nos atouts sont déjà importants. 90 % de l’électricité que nous produisons provient de moyens qui n’émettent pas directement de gaz à effet de serre. Nous sommes le deuxième pays le moins émetteur de CO2 en Europe juste après la Suède. Avec 85 g de CO2 par kWh, notre électricité est plus de quatre fois moins carbonée que la moyenne européenne (354 g). »

AMÉLIORER LA GOUVERNANCE DES CHOIX ÉNERGÉTIQUES
« Renforcer, consolider, unifier les approches énergétiques au sein de l’Europe permettra à l’Union européenne de peser avec un poids accru dans les négociations internationales. (…) Le Medef estime, en plus de cet intense travail diplomatique et interétatique, qu’une instance telle que le B20 peut faire avancer des accords multilatéraux et sectoriels spécifiques à certains produits. A l’image du Cement sustainability Initiative qui rassemble les leaders mondiaux du ciment et qui définit des protocoles de réduction des émissions de CO2 avec un système de mesure commun à l’ensemble de la profession.
En 2007, le Medef prônait déjà la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME). Nous voulons une fois de plus exprimer notre conviction de l’intérêt d’une telle institution. Il est en effet évident aux yeux de tous que les questions environnementales et énergétiques concernent la planète dans son ensemble. L’approche multilatérale est à la fois pertinente et juste. »