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EDITO
LES DEFICITS PUBLICS : LES ECONOMIES REELLES EN DANGER
Alors que globalement les entreprises survivantes de la crise de 2008/2009 commençaient à retrouver quelques couleurs, l’économie réelle est rattachée par les conséquences des déficits publics, résultats du laxisme des dirigeants des Etats. Car ce n’est pas faute de notre part d’avoir attiré l’attention sur l’impossibilité pour un Etat comme pour une Entreprise (ou un particulier) de vivre avec un déficit permanent.
Et nous ne pouvons que regretter que la clairvoyance de notre actuel Premier Ministre en septembre 2007 constatant l’état des finances publiques n’ait été partagé que près de 4 ans plus tard.
Et encore, si aujourd’hui ce constat n’est pas contesté, le remède est tout a fait discutable puisque fidèles aux habitudes du secteur public, nos gouvernements se préoccupent essentiellement de nouvelles recettes (+ 10 milliards d’euros en 2012).
Ce sont donc les salariés, les ménages et les entreprises qui paieront. Et les efforts sont d’autant plus lourds que l’on a tardé à réagir. Un déficit limité à 3 % du PIB ne peut être qu’un objectif transitoire et le principe d’un budget à l’équilibre doit effectivement être inscrit dans la constitution.
Tout ceci fait également apparaitre la nécessité d’une grande cohérence, d’une vraie gouvernance européenne en matière économique, fiscale et sociale. Et pour que la solidarité Inter-Etat passe, avec les efforts qu’elle impliquera, la cohérence imposera une conditionnalité de la solidarité à l’harmonisation fiscale et sociale. Il est trop facile pour certains pays de l’Union Européenne de développer leurs économies en taxant l’impôt sur les sociétés à 16 % pour ensuite solliciter l’aide de leurs partenaires, voisins et néanmoins concurrents, parce que l’on est endetté faute des recettes auxquelles on a volontairement renoncé.
Peut-être faudra t’il accepter une reconfiguration de l’Europe qui a probablement grandi trop vite alors que le « squelette » n’était pas encore bien formé.
Oui, ces difficultés peuvent être une chance pour l’Europe quand bien même il s’agirait, pour un temps, d’une Europe reconfigurée.
Le Président,
François-Xavier HUILLE